Yvelines : « La situation est plus large que la présentation du tableau », estime la secrétaire générale du SGEN-CFDT

Une professeure du collège Jacques-Cartier d’Issou, dans les Yvelines, a été accusée d’islamophobie après avoir montré en classe une œuvre du XVIIe siècle, « Diane et Actéon », montrant cinq muses de l’Antiquité nues. L’équipe pédagogique du collège exerce son droit de retrait depuis vendredi.

Radio France

Publié le 11/12/2023 23:32

Temps de lecture : 1 min

Catherine Nave-Bekhti s'adresse aux journalistes après une réunion entre les syndicats et le ministre français de l'Education au ministère de l'Education à Paris, le 13 octobre 2023. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

« La situation est plus large que la présentation du tableau », a réagi Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Syndicat général de l’Éducation nationale CFDT (SGEN-CFDT), lundi 11 décembre sur franceinfo, alors que l’équipe pédagogique du collège Jacques-Cartier d’Issou (Yvelines) exerce son droit de retrait depuis vendredi, après qu’une professeure de français a été la cible d’accusations de racisme et d’islamophobie. Elle a présenté à sa classe un tableau de la Renaissance, Diane et Actéon, sur lequel cinq muses dénudées laissent apparaître leurs seins.

« C’est un établissement scolaire qui appelait à l’aide depuis au moins le 1er décembre », selon la représentante du SGEN-CFDT, « les collègues disent qu’ils n’ont plus les moyens de faire face » aux différentes problématiques auxquelles fait face l’établissement, comme « le manque personnel de vie scolaire, une CPE à 80% et un établissement qui acceuille un plus grand nombre d’éleves que la capacité pour laquelle il a été construit ».

Le ministre de l’Education nationale Gabriel Attal s’est rendu sur place lundi, « le déplacement du ministre est la marque que l’administration prend la mesure d’une situation de crise vécue par un établissement dans le pays ». Catherine Nave-Bekhti estime que le droit de retrait de l’équipe pédagogique est justifié et appelle à ce qu’il soit « reconnu par la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, pour qu’il n’y ait pas de retenue de salaire ».

Elle souhaite également une plus grande « protection » et un « meilleur suivi de ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux » car, selon elle, la situation du collège Jacques Cartier d’Issou « ravive la mémoire et la blessure de l’assassinat de Samuel Paty, avec un démarage qui y ressemble à s’y méprendre, ce qui provoque des peurs et des angoisses légitimes, qui justifient l’exercice du droit de retrait ».

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