La prison de Rouen dans un état « désastreux », selon des syndicats

Plusieurs organisations syndicales de la maison d’arrêt de Rouen tirent la sonnette d’alarme. L’état est jugé désastreux et a entraîné la fermeture immédiate de 45 cellules.

Les organisations syndicales de la maison d’arrêt de Rouen ont dénoncé dans une lettre ouverte au directeur de l’administration pénitentiaire la « situation désastreuse » de cet établissement, entraînant la fermeture de « 45 cellules ».

« Plusieurs problèmes compromettent la sécurité du personnel et des personnes détenues », écrivent conjointement FO, la CFDT, la CGT, le SDS (surveillants) et l’UFAP-UNSA, dans ce courrier daté du 6 décembre, dont l’AFP a pris connaissance jeudi.

Ils exhortent le directeur de l’administration pénitentiaire à « prendre les mesures nécessaires pour résoudre ces problèmes de manière rapide et effective ».

Selon cette lettre, les toitures sont en « très mauvais état », amenant « moisissures » et « infiltrations d’eau » dans de nombreuses cellules ou espaces communs.

Ces dégradations « entraînent la fermeture actuelle de 45 cellules et d’autres sont à prévoir » et occasionnent une surpopulation dans celles « encore en état », ajoutent les syndicats.

Une situation qui crée du « stress et de l’insécurité » parmi le personnel et les détenus

Certaines coursives ainsi que « le plafond des douches du premier étage » se sont effondrés, mettant en danger « la vie et l’intégrité physique » des occupants, détenus ou non, du bâtiment, sans qu’aucuns travaux de rénovation ne soient entrepris selon eux.

Un monte-charge hors service, des morceaux du mur d’enceinte ou du quartier disciplinaire qui « tombent », une évacuation des eaux usées « totalement obstruée », une situation jugée « insalubre et inacceptable » s’ajoutent à la longue liste des défaillances pointées dans ce courrier.

Cette situation crée « du stress et de l’insécurité » parmi le personnel et les détenus, et pourrait engendrer « violences et conflits » au sein de l’établissement, préviennent les syndicats.

Elise Theveny, la directrice de la maison d’arrêt de Rouen, a confirmé le problème: « Une série de désordres bâtimentaires de différentes nature (…) sont mentionnés dans le courrier syndical sans exagération ».

Mme Theveny a « décidé de la fermeture de 90 places de détention », afin de préserver la sécurité, « nous sommes à un niveau de surpopulation de 120% chez les hommes » a-t-elle expliqué, « les détenus sont majoritairement triplés en cellule ».

Selon elle, la question d’une rénovation globale « dépasse » ses compétences: « C’est une question politique ».

La direction interrégionale de l’administration pénitentiaire a pour sa part déclaré que « des études structurelles » ont été lancées afin de prendre « des décisions qui ne relèvent pas de la maison d’arrêt ni même de la direction, puisque cela représente potentiellement des millions d’euros ».

Selon les chiffres officiels de l’administration pénitentiaire, la maison d’arrêt de Rouen comptait début novembre 643 détenus écroués pour 614 places de détention dont 58 pour les femmes.

CN avec AFP

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