Face à l’extrême droite, les syndicats forment plus que jamais leurs militants

Depuis 39-45, la CGT lutte concrètement et physiquement contre l’extrême droite et les idées fascistes », prévient Bruno Rivier, secrétaire général de la CGT dans le Gard. Mais depuis 2002 et la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, et encore plus depuis quelques années, la CGT est aux avant-postes pour prévenir de « l’imposture sociale de l’extrême droite ». « Nous sommes obligés de travailler différemment ces questions parce que malheureusement, les idées d’extrême droite ont gangrené toute la société puisque ces idées sont reprises, y compris par les partis politiques au pouvoir », fustige Bruno Rivier. Ainsi, le vote des sympathisants des syndicats de salariés est passé de 13 % à 21 % en cinq ans en faveur de Marine Le Pen.

Dans le Gard, la CGT publie donc un journal trimestriel où elle analyse le vote des députés Rassemblement National pour prouver qu’ils ne sont pas du côté des salariés. « Je le dis tout le temps : l’extrême droite et la droite extrême ou l’ultra droite, parce que c’est la même chose, ce sont des partis politiques néolibéraux et ultra-capitalistes. On l’a vu d’ailleurs avec Bolsonaro au Brésil, en Argentine, ou avec Trump aux États-Unis. Ils utilisent la peur de l’étranger, mais c’est un leurre pour nous occuper », précise le responsable CGT qui s’empare de la réforme des retraites pour détailler son propos : « Le RN propose la retraite à 60 ans tout en souhaitant supprimer les cotisations sociales, c’est donc un paradoxe. Ils veulent donc la retraite par capitalisation ».

La CGT a donc entrepris un important travail de formation de ses militants sur les idées d’extrême droite. Des journées d’études sur ces questions sont déjà programmées pour 2024. « Nous avons besoin de former nos militants parce que malheureusement, ils ne vont pas toujours au combat, ils le fuient et laissent donc s’installer ces idées. Nous commençons par les sensibiliser sur l’imposture sociale de l’extrême droite et on va un petit peu plus loin ensuite. L’extrême droite dit vouloir éradiquer les syndicats et particulièrement la CGT parce qu’on serait la gangrène de la société. Mais la CGT a été à la pointe de tous les mouvements sociaux et de tous les acquis sociaux. Donc s’ils veulent nous éradiquer, c’est qu’ils veulent éradiquer le modèle social français », explique Bruno Rivier.

D’autres syndicats se sont aussi emparés de ces thématiques comme la CFDT qui communique régulièrement sur « l’extrême droite qui porte un discours et un projet qui sont absolument contraires à ce que nous sommes et ce que nous faisons ». Chez les enseignants aussi, l’alerte a été lancée. La FSU surveille par exemple de près Reconquête et le réseau lancé par Eric Zemmour des « Parents vigilants » qui se sont présentés aux élections de parents d’élèves pour surveiller l’enseignement de l’éducation sexuelle ou les théories du genre.

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