Élections législatives : des syndicats alertent sur la charge de travail des agents des préfectures et des ambassades

À peine sorties des élections européennes, les préfectures de France et les ambassades à l’étranger ont dû enchaîner avec la préparation des élections législatives anticipées, parfois en pleins préparatifs pour les JOP 2024. Une circulaire publiée le 17 juin 2024 définit les conditions de cette mobilisation. Si pour certains, cet événement permet un petit plus sur la rémunération, d’autres agents interrogés par AEF info alertent sur une charge de travail toujours plus intense, sans aménagements. Les bureaux de vote des Français de l’étranger, qui ont moins de moyens, doivent aussi faire face.

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Les communes et services préfectoraux ont peu de temps pour organiser les élections législatives des 30 juin et 7 juillet ce qui peut faire peser une charge supplémentaires sur les agents. Alexandros Michailidis

Alors que les agents des préfectures sortent de la période d’élections européennes, la convocation des législatives anticipées par le président de la République les 30 juin et 7 juillet 2024 induit une organisation supplémentaire.

Outre le dépôt des candidatures qui se fait en préfecture, les services déconcentrés de l’État sont aussi chargés de la mise sous pli, donc de mettre dans des enveloppes les propagandes électorales à envoyer aux inscrits. Elles organisent également les soirées électorales et les affaires politiques entourant les élections.

Une indemnité de mise sous pli plafonnée à 600 euros

Pour permettre ce travail titanesque, les préfectures ont donc plusieurs options : faire appel à un prestataire externe ou lancer des appels à volontariat. La circulaire publiée le 17 juin sur l’organisation de ces élections surprises permet des recrutements « internes ou externes à l’administration, selon les modalités qui paraissent les plus adaptées à la situation locale ». Une indemnité de mise sous pli, plafonnée à 600 euros, est allouée à certains fonctionnaires de l’État à l’occasion des élections politiques. Certains y voient ainsi un moyen de compléter leur rémunération.

« Les agents répondent présents car ils doivent faire face à leurs obligations professionnelles », observe de son côté une syndicaliste d’Île-de-France. Dans les préfectures, une « solidarité » s’organise entre agents de services déconcentrés, comme les DDI, pour pallier l’urgence. Cependant, elle alerte sur des conditions de travail difficile : « Avec le contexte contraint, la charge de travail, les Jeux olympiques, les commémorations et beaucoup d’autres événements à gérer en même temps, il y a forcément de la fatigue chez les personnels ». 

Des agents « constamment sollicités »

Bien que ces activités se passent sur les heures de travail, plusieurs syndicats des services déconcentrés de l’État alertent sur des agents déjà surchargés. Pour Interco CFDT, la décision d’organiser des élections dans un délai record « crée une tension supplémentaire sur les services préfectoraux, et particulièrement dans les services des élections ». Le syndicat alerte plus largement sur « l’impact sur les congés » que certains ont dû déplacer pour venir en renfort des services. FO Préfectures (ministère de l’Intérieur) dénonce également dans un tract des agents « constamment sollicités », sans « aucun congé pris trois mois avant les élections européennes », ni « aucune récupération prévue par l’administration et ses personnels ». 

Une agente de préfecture témoigne : « La situation nous oblige à adapter la charge de travail sans pouvoir reporter nos tâches habituelles dont la réalisation nécessite plus de temps. » Un autre agent de préfecture se plaint de dépasser « régulièrement » son quota d’heures supplémentaires, même en période hors élections. « Les agents ont l’habitude de faire face, confirme la syndicaliste. Mais jamais une élection n’avait été organisée dans un délai aussi court. L’impact professionnel et personnel est certain ».

Des bureaux à l’étranger également pris de court 

Dans les onze circonscriptions des Français de l’étranger, la situation est plus ou moins la même selon un syndicat du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. « Les équipes des ambassades et consulats sont complètement surmenées depuis déjà un certain temps et ont dû fournir un effort considérable pour l’organisation des élections. En ambassade, vous ne disposez pas d’une équipe municipale qui va trouver les panneaux, les urnes, les présidents de bureaux de vote, etc. Il faut tout faire soi-même et cela demande une logistique considérable », note un représentant syndical. Si aucune instruction particulière n’a été transmise, les agents agissent « avec professionnalisme » mais « sous pression », note un autre représentant du personnel.

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